1-5 - Les maths ont toujours raison


Exemple de maison passive - © J-M Pupille - Architecte

Exemple de maison passive © JM Pupille Architecte

La nature, les sciences et les maisons passives


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Parce que les règles des sciences sont celles de la nature,
Réfuter les sciences, c'est donc aussi réfuter les règles de la nature.
Parce que comprendre la nature permet de se protéger de ses réactions trop violentes,
Réfuter les sciences, c’est subir la nature et perdre à coup sûr.


Les bâtiments passifs dont la qualité énergétique est basée sur la science, et non sur les règles plus politiques que réalistes de la RT2012, sont les plus économes en énergie et donc les plus aptes à limiter la pollution, à respecter le climat et, plus largement, la nature en général. Prendre conscience de l'efficacité écologique ces constructions passives, c'est donc tout à la fois protéger la nature et participer à la limitation les réactions les plus violentes de celle-ci.

Le non respect de la science peut avoir des conséquences catastrophiques


Le virus chinois d'aujourd'hui s'appelle Covid-19. Il ne se propage pas sans aide. Les humains qui y participent à grande échelle ne sont ni vous ni moi, si nous restons confinés, mais ceux qui n'ont pas fait ce qu'il fallait pour le stopper alors qu'ils avaient les informations et les moyens pour le faire, ceux qui discréditent les découvreurs comme ceux qui dénigrent les spécialistes unanimement reconnus sur le sujet. Ce sont aussi ceux qui ne transmettent pas les vraies informations, celles qui permettent de décider en connaissance de cause. Ceux-là sont responsables de la propagation exponentielle du virus et des conséquences qui en découlent tout autant en termes de santé que d'économie au niveau mondial. Toutes les prévisions sur les conséquences conduisent pourtant à la nécessité d’une forte et rapide intervention humaine efficace pour éviter des dizaines de millions de morts.

Les courbes suivantes montrent les conséquences du mode de réaction à la pandémie du Covid-19 de deux pays qui dénotent largement de tous les autres avec, en orange, la France en partie centrale pour comparaison.
Evolution du covid-19


L’un mise sur la science et la technologie. La Corée du Sud, en bleu, fait figure de meilleur élève mondial avec le minimum de décès sans confinement, mais avec ports systématiques du masque, de nombreux tests de dépistages, un tracking efficace permettant la mise en quatorzaine des porteurs du virus et de ceux qui ont été en contact avec eux.

À l’opposé, malgré des moyens scientifiques et financiers colossaux, les états unis d’Amérique, en jaune orangé, font figure de cancres planétaires du fait de la défi-science d’un président, gourou climatosceptique invraisemblable qui se ridiculise en préconisant de boire de l’eau de javel pour se soigner du Covid-19 et qui, de plus, s’oppose aux solutions des scientifiques tout en rejetant la responsabilité de ses propres échecs morbides sur d'autres.

Ces courbes montrent que celui qui suit les règles scientifiques limite drastiquement le nombre de malades, et en corolaire le nombre de décès, en se protégeant de la manière la plus efficace possible de la nature, alors que l’autre provoque une hécatombe parce que son incapacité à se plier aux règles scientifiques le conduit à subir la nature et à perdre à coup sûr.

Les évolutions climatiques prévues


Le virus de demain n'est pas plus visible que celui d'aujourd'hui. Il provoque déjà des maladies et parfois, pour ne pas dire souvent, des décès. Ce virus-là ne pourra pas disparaître par un quelconque confinement parce qu'il est déjà répandu sur la planète entière et que certaines de ses conséquences participent à son propre développement dans un cercle vicieux qui sera de moins en moins contrôlable. Personne ne peut s'en protéger réellement parce qu'il n'a pas de frontière et qu'il est tout autant transporté par l'air que par l'eau, sans avoir besoin de porteurs humains. Personne ne pourra échapper à ces conséquences financières et humaines si nous continuons à agir comme avant, comme si de rien n'était. S'il n’est pas violent à court terme, il pourrait l'être bien plus à long terme et pour très longtemps. Ce virus la s'appelle CO2. Il résulte de notre usage immodéré et toujours plus important de l'énergie sale. Cette frénésie provoque la maladie de la terre : le changement climatique avec ses conséquences sur les hommes et, plus généralement, tous les êtres vivants de la planète. Comme pour le Covid-19, il faut agir contre le CO2 avant qu'il ne soit trop tard, que le délai limite d'intervention pour pouvoir agir réellement ne soit dépassé. Dans tous les cas, ce jour arrivera fatalement. Ce sera le jour ou nous aurons dépassé les limites que la terre nous imposera, celle d'une terre vidée de tout ce qui a un intérêt pour les hommes y compris de tout ce qui est néfaste pour le climat, mais d'ici là l'homme devra subir les conséquences de ses actions et de ces inactions.

Dans le domaine de la construction, une solution existe déjà


« Il n’y a cas… », généralement prononcé Yaka, est une expression, familière de la plupart d'entre nous, toujours suivie d'un avis à propos de n'importe quel sujet, y compris ceux pour lesquels nous n'avons pas la moindre compétence. Les affirmations exprimées ainsi consistent généralement en de simples opinions, non confrontées à d'autres, qui nous paraissent pourtant représenter la meilleure solution, pour ne pas dire la seule qui soit viable. Rien n'est pourtant tout blanc ou tout noir. Avoir un avis ne veut surtout pas dire avoir raison sauf, parfois, lorsqu’il est fondé sur des données scientifiquement prouvées dont les conséquences sont tirées des règles de la physique ou des mathématiques. Dans ce cas, il ne s'agit d'ailleurs plus nécessairement d'un simple avis, mais plutôt de la communication d'un constat. Même si certaines opinions s’arrogent hypocritement le droit de ne pas en tenir compte quand il y a un intérêt personnel, les maths ont toujours raison.

L'équation de Kaya est la suivante :

CO2 = Nuisance de l'énergie * Efficacité énergétique * Pouvoir d'achat * Population

Appliquée au bâtiment, la démonstration présentée sur la page d'accueil de ce blog conduit à la conclusion suivante…

Yaka construire passif pour respecter l'équation de Kaya!

En d'autres termes…

Les bâtiments passifs n'ont pas d'influence négative sur le climat


En conclusion


L'actualité nous confirme qu'on ne peut pas impunément dénigrer la science, nier la réalité, la vraie et non pas celle qu'on croit être vraie, se fier à des incompétents inexpérimentés plutôt qu'a des experts reconnus sans toutefois oublier de ne jamais s'affranchir du principe de précaution, se contenter d'avis incertains au lieu de s'appuyer sur des constats avérés. On ne peut pas défier la nature et attendre pour voir sa réaction en laissant se propager une future pandémie déjà connue et très probablement pire que celle d'aujourd'hui, celle provoquée par le CO2 anthropique qui, dans le domaine de la construction, ne peut être vraiment limitée que grâce au développement des constructions de type maisons passives biosourcées à énergie positive, neuves ou rénovées, ou de toute solution s'en approchant.

Faisons en sorte que le CO2 d'aujourd'hui ne soit pas le Covid-19 de demain.

Faisons en sorte de ne pas nous trumper.


Jean-Michel Pupille - Architecte D.P.L.G.



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