4-1 - Maison passive : définition

Exemple de maison passive

Exemple de maison passive - © J-M Pupille Architecte

L'intérêt écologique des maisons passives
Une maison passive est une construction bioclimatique neuve ou une construction rénovée très confortable et pourtant si économe qu'elle peut être uniquement chauffée par l'intermédiaire de sa VMC double flux parfois épaulée par des sèche-serviettes destinés à fournir un complément de chaleur lors de journées consécutives exceptionnellement froides et sans soleil. Cumulée à l'énergie locale, renouvelable et gratuite des rayons du soleil traversant les vitrages des fenêtres passives et à la chaleur fatale produite par les occupants et leurs équipements, son manteau isolant et son étanchéité à l'air y sont si efficaces que la très faible quantité de chaleur transportable par ce système de ventilation, doté d'un récupérateur de chaleur sur l'air vicié et d'un système de chauffage rudimentaire, est suffisante pour améliorer le confort thermique habituel sans système de chauffage traditionnel. La puissance de chauffage nécessaire, de 1kW pour une surface de 100m2 habitables, est si faible quelle provoque une importante réduction de la consommation d'énergie, des factures, des taxes et de la pollution.


Graphique d'optimisation performance/prix des maisons passives

Les VMC double flux
D'un point de vue technique, c'est un bâtiment bioclimatique, à usage d'habitat, de bureau ou de toute autre destination, dans lequel tous les éléments ayant une incidence sur son bilan thermique, notamment les apports solaires, l'isolation sans pont thermique, l'étanchéité à l'air et la récupération de chaleur, ont été optimisés lors de la conception en fonction de l'environnement et du climat local. La performance est poussée jusqu'au point où il devient possible de remplacer le puissant et onéreux réseau du système de chauffage classique, sans aller au-delà pour limiter le prix de construction, par celui, très peu puissant et donc très peu polluant, d'une ventilation mécanique double flux dont la présence est primordiale pour améliorer le confort et la santé. Sa forte ventilation répartie avec récupération de chaleur est en effet le seul moyen de maintenir en permanence une bonne qualité de l'air intérieur, dans les pièces de vie comme des pièces de service, sans variations importantes entre la température de l'air intérieur et celle de l'air en provenance de l'extérieur. Le réseau de cette VMC double flux devient alors le système actif de chauffage chargé d'assurer le meilleur confort thermique possible en répartissant les calories transportables par l'air neuf filtré, préchauffé passivement par son récupérateur de chaleur, puis réchauffé activement par une batterie hydraulique ou électrique, si possible alimentée par des sources d'énergies naturelles renouvelables. Lorsque la température extérieure est bien plus froide qu'à la normale et l'ensoleillement trop faible, parfois quelques jours par an, mais pas nécessairement tous les ans, ce système de confort peut être insuffisant. Les sèche-serviettes peuvent alors fournir, sans aucun autre équipement, l'appoint de chauffage manquant afin de conserver le confort habituel sans remettre en cause les économies d'énergie.


Maison passive Cilaos, vue 3D sud-est

Les constructions certifiées passives
Afin de respecter la définition de ce type de maison écologique, la mise en œuvre de concepts et d'équipements adaptés, corrélés pour que leurs performances se compensent et optimisés grâce à des calculs thermiques spécifiques, est obligatoire. Les calculs PHPP, abréviation de Passive House Planning Package, sont les seuls qui permettent de s'assurer de l'adéquation entre objectifs initiaux et résultats concrets, sans risque de ne pas pouvoir assurer le confort du fait d'un système de chauffage trop peu puissant, mais sans aller aller au-delà afin de limiter le prix de construction.





En résumé :




Thème 4 - Les maisons passives