Idée reçue : la réglementation interdit les toits plats et les toits terrasse

Réalité et idées reçues

L'architecture prise en otage

De nombreuses réglementations locales imposent de continuer à construire en suivant les standards locaux ancestraux sans même ouvrir la porte aux évolutions possibles comme c'est le cas dans tous les autres domaines. Qui oserait en effet imposer des téléphones à cadran dans nos poches ou des tacos sur nos routes? Personne ne l'accepterait, pas même ceux qui rédigent les règles locales d'urbanisme. Pourquoi alors imposer systématiquement des règles issues du passé en ce qui concerne nos constructions, en contradiction par ailleurs avec l'utilité publique reconnue de l'architecture?

Les règles nationales s'opposent aux règles locales


La loi "Grenelle 2" permet fort heureusement de ne pas tenir compte des règles locales obsolètes qui imposent l'architecture de nos toitures. Réaliser un toit-terrasse ou un toit plat ne peut plus être interdit aux seules conditions qu'il soit végétalisé et qu'il ne soit pas situé à proximité d'un monument historique. L'usage du bois naturel en façade ainsi que, entre autres, les capteurs thermiques et photovoltaïques ou encore les brise-soleil profitent des mêmes avantages.

Alors, non…
La règlementation n'interdit pas les toits plats et les toits terrasse
Prétendre le contraire est une idée reçue du fait de la complexité de la réglementation


Jean-Michel Pupille - Architecte D.P.L.G.


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